L’Association Vétérinaire Equine Française (AVEF) s’oppose au relâchement de la lutte contre le dopage


Lors de son assemblée générale du 19 novembre dernier à Copenhague, la Fédération équestre internationale (FEI) a entériné plusieurs mesures relatives à un assouplissement de la lutte contre le dopage.


Au-delà de cette position qui va à l’encontre de toutes les dispositions prises par l’ensemble des sports dans le monde depuis deux décennies, ces mesures d’assouplissement ne vont pas sans poser plusieurs questions de fonds :
-         La communauté scientifique, et plus spécifiquement la profession vétérinaire dans son ensemble, ne comprend pas ces décisions ne reposant sur aucun fondement scientifique. Pire, cela va à l’encontre même de ce qui est prescrit comme doses dans le cadre d’anti-inflammatoires. Cela met en péril la santé du cheval.
-         Accepter que des chevaux prennent part à des compétitions sous anti-inflammatoires, c’est ignorer volontairement la souffrance de l’animal et donc l’exposer davantage à des risques de santé, lésions articulaires et musculaires notamment.
-         Ces mesures ne sont pas applicables dans une majeure partie des nations équestres, européennes notamment. Par cet assouplissement, la FEI crée une pratique sportive à deux vitesses, l’une éthique et garante du bien-être animale, l’autre exposée au recours à des artifices pour gagner, artifices que bien des sports cherchent à écarter définitivement.

-         La sélection par les performances ne serait plus acceptable dans un tel contexte, ce qui nuirait considérablement à toute la filière équine sportive.


Nous demandons donc que ces mesures ne puissent jamais être appliquées et qu’en outre, soient renforcés les dispositifs de lutte contre le dopage et en faveur d’une meilleure prise en compte du bien-être de l’animal athlète.


Dr Jean – Yves GAUCHOT, président de l’Avef

Dr Michel PECHAYRE, membre du Conseil d’Administration de l’Avef