La table consacrée à la Médecine sportive et à l’endurance a affiché complet et il a même
fallu élargir le cercle. Autour de Jean-Louis Leclerc, entraîneur des équipes de France
d’Endurance Equestre et de Céline Robert (ENVA) se sont rassemblés des praticiens et des
chercheurs. Les notions évoquées ont été les suivantes :
 
Comment nourrir un cheval d’endurance ?
La base de l’alimentation du cheval d’endurance est un foin de bonne qualité. Les concentrés
sont distribués en très faible quantité. En revanche, il est conseillé d’apporter une
complémentation minérale personnalisée en fonction de bilans sanguins.
Emmener l’aliment du cheval sur la course. Demander la qualité du foin qui sera disponible
ou emmener son propre foin.
L’ajout de matière grasse peut être intéressant et nécessite d’être étudié. Une collaboration
avec Véronique Juilland (ENESAD de Dijon) pourrait être envisagée sur ce sujet.
 
Bilans sanguins ? Quand les pratiquer ?
Sur les chevaux de l’équipe de France, les bilans sanguins sont réalisés environ 3 mois avant
l’échéance pour la détection d’éventuelles carences (dosage des oligo-éléments) et 3 semaines
avant la course pour dépister un éventuel problème sub-clinique (numération formule et PCR
piroplasmose).  
 
Intérêt du cardio-fréquencemètre ?
Il a surtout un rôle pédagogique. Il permet d’établir un parallèle entre l’attitude du cheval et la
fréquence cardiaque à l’effort. Les cavaliers de haut niveau l’utilisent peu car ils savent
interpréter les réactions du cheval et « sentent » ce qui se passe. Utile pour les cavaliers
« novices » ou avec un cheval que le cavalier ne connaît pas.
 
Adaptation à la température et à l’humidité
Les chevaux s’adaptent bien à la chaleur mais ne peuvent pas s’adapter à l’humidité
excessive. Lors d’un long déplacement, faire voyager le cheval de nuit (quand il dort) et
conserver son rythme de la journée. Il faut environ 3 jours pour que le cheval récupère et une
dizaine de jours pour qu’il s’adapte à la chaleur (expérience de Dubaï). Il est inutile de prévoir
du temps pour que le cheval s’adapte à l’humidité (ex. perspective du Championnat du Monde
en Malaisie) : même les chevaux locaux ne s’y adaptent pas ; ils ne passent que la saison
« sèche » sur place.
 
Test à l’effort pour cheval d’endurance
Sujet que l’équipe du Prof. Lekeux est en train d’étudier en collaboration avec le CIRALE.  
 
Comment définir un cheval de haut niveau ?
C’est un cheval capable de répéter de bonnes performances sur l’année.
 
Eau et électrolytes en course
Chez un cheval de haut niveau, il faut abreuver au seau pour contrôler la quantité bue. Les
chevaux ont parfois des préférences quant à la couleur du seau. Il est donc conseillé
d’emmener le seau dans lequel le cheval boit habituellement.
Les chevaux de l’équipe de France ne reçoivent plus d’électrolytes sur les courses depuis
plusieurs années. Les électrolytes semblaient poser plus de problèmes qu’en résoudre. En
revanche, les chevaux sont supplémentés dans le mois qui précède la course.
 
La table ronde s’est conclue avec le souhait que chacun participe à la vie de la commission
Médecine sportive et Endurance. Les chercheurs présents seraient intéressés pour intégrer la
démarche d’étude entamée depuis quelques années autour de l’Equipe de France
d’Endurance.